Quelles blessures en école de football?

Pathologies et croissance : on connaît les claquages, entorses et autres contractures chez les « grands ». Mais qu’en est-il chez les « petits » ? Existe-t-il des pathologies propres à leur âge ? Peut-on agir en prévention ?

Chez les enfants et adolescents, les pathologies de croissance suivent un calendrier très précis, lié au développement morphologique, à l’ossification.

De 8 à 10 ans, c’est surtout le talon qui est sujet aux traumatismes. A ce titre, la maladie « Server » est la pathologie de croissance la plus commune chez les jeunes athlètes. Le tendon d’Achille tire sur une zone d’ossification en pleine activité, ce qui a pour conséquence de la faire souffrir.

De 11 à 13 ans, on retrouve davantage de douleurs au niveau du genou. L’Osgood-Schlatter est la pathologie la plus courante, qui résulte de microtraumatismes répétés sur la partie basse du tendon rotulien au niveau de l’insertion du tibia.

A 14 – 15 ans, les douleurs apparaissent essentiellement au niveau du bassin, puis du rachis (dos) vers 16 – 17 ans.

Cette corrélation entre l’âge du sujet et le type de blessure rend difficile toute action de prévention de la part de l’éducateur, sauf à trouver la bonne gestion de la charge de travail.

Sans compter les efforts que les enfants font en dehors du foot ! Ils pratiquent d’autres sports, en club mais aussi en milieu scolaire, en plus de la récréation avec les copains. On dit qu’il faut éviter d’imposer au jeune footballeur des exercices de pliométrie verticale (saut de haie), afin de préserver le cartilage de croissance. C’est en partie exact, mais quand l’enfant joue à la marelle ou autre, il fait de la pliométrie verticale aussi…

L’idée n’est pas interdite, mais de trouver des exercices ludiques qui vont permettre de travailler la technique, la proprioception, la vivacité, la coordination..., sans être trop répétitif en terme de contraintes mécaniques. La variété des exercices aura toute son importance.

Bref, si l’on peut donc difficilement agir en prévention, on doit cependant acquérir quelques réflexes. Le premier c’est d’être à l’écoute de l’enfant. Il faut voir s’il a mal, s’il boite, être attentif à sa douleur et la respecter. Une pathologie de croissance au niveau du talon est une blessure bénigne mais invalidante.

On peut conseiller aux parents de se procurer des talonnettes en silicone disponibles en pharmacie, c’est très efficace. Dans tous les cas, il ne faut pas laisser traîner. Avec l’Osgood, si on n’est pas attentif à la douleur, il risquer d’être éloigné des terrains pendant une année voire plus au lieu de quelques semaines !! Enfin, être à l’écoute c’est aussi savoir rassurer dans un premier temps. Un saignement de nez, par exemple, est toujours impressionnant pour un enfant. Il faut dédramatiser, le saignement étant souvent bénin. En plus d’être attentif, il y a donc toute une dimension psychologique à prendre en compte de la part de l’éducateur.
A vous de prendre soin d’eux !!

 HEL Sébastien : Responsable Technique du club.

5-2
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U17 / Thônes : résumé du match environ 2 heures
3-1
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SENIORS 1 / Epagny : résumé du match environ 23 heures
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